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Œuvres choisies

Stèle magique d’Harpocrate (Cippus)

Stèle magique d’Harpocrate (Cippus)
© Musée des antiquités de la BA / C. Gerigk


Antiquités gréco-romaines

Stèle magique d’Harpocrate (Cippus)

Catégorie :
Mythes et magie, Cippi (stèles d’Horus)
Date :
Époque gréco-romaine (332 av. J.-C. - 395 apr. J.-C.)
Lieu de découverte :
inconnu
Matière(s) :
Pierre, calcaire
Salle :
Antiquités gréco-romaines


Description

Stèle magique représentant, en haut relief, le dieu Horus sous les traits d’un enfant coiffé d’une tresse tombant sur l’épaule droite. Sommé du dieu Bès, Horus piétine des crocodiles et serre dans ses mains des scorpions, des serpents et d’autres animaux – probablement des oryx – incarnant tous les forces du mal. La stèle repose sur un socle gravé, en bas relief, d’un homme monté sur son char, lançant des flèches et piétinant des créatures telles celles que tient Harpocrate dans ses mains.

Les stèles magiques d’Horus (ou cippes d’Horus)

Horus est figuré sur les cippes sous l’aspect d’un enfant avec une mèche latérale. Il y piétine des crocodiles, des serpents et d’autres animaux malfaisants, et est sommé de Bès qui chassait les mauvais esprits et écartait les influences maléfiques. Les Egyptiens installaient ces cippes dans leurs maisons et leurs jardins, et les enterraient parfois avec les morts, en vue de se protéger et de protéger leurs propriétés contre les animaux nuisibles et les insectes venimeux. Les cippes ont commencé à se répandre à partir de la Basse Epoque pharaonique.

Harpocrate

Harpocrate est l’un des membres de la triade suprême dans la nouvelle religion que Ptolémée Ier a instituée dans sa tentative de concilier les croyances égyptiennes avec celles grecques et de les unifier sous une seule enseigne. Cette nouvelle religion, qui avait pour centre Alexandrie, s’est propagée jusqu’à Rome et a perduré jusqu’à la fin du IVe siècle de notre ère.

Le nom Harpocrate est la forme hellénisée des mots égyptiens Her-pa-ghered, qui signifient « Horus l’Enfant ». Fils d’Osiris et d’Isis, Horus était adoré depuis l’époque prédynastique et son culte s’est prolongé jusqu’à l’époque romaine. Harpocrate était généralement représenté sous l’aspect d’un enfant avec une mèche sur la tempe et figuré aux côtés de sa mère Isis ou sans elle. De même, des bronzes à son effigie se sont répandus depuis la Basse Epoque jusqu’à celle gréco-romaine. Il apparaissait sur maintes représentations coiffé de la couronne égyptienne Hemhem.


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Bibliographie
  • "Horus". In The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, edited by Donald B. Redford. Vol. II. London : Oxford University Press, 2001.
  • Wilkinson, Richard. The Complete Gods and Goddesses of Ancient Egypt. Cairo: The American University in Cairo Press, 2003.
  • Shaw, Ian and Paul Nicholson. The British Museum Dictionary of Ancient Egypt. British Museum Press, 1995.
  • Budge, E. A. Wallis. The Gods of the Egyptians. Vol. II. New York: Dover, 1969.
  • Armour, Robert A. Gods and Myths of Ancient Egypt. Second edition. Cairo; New York: The American University in Cairo Press, 1986.
  • آيدرس بل. مصر من الإسكندر الأكبر حتى الفتح العربي. ترجمة عبد اللطيف أحمد علي ومحمد عواد حسين. القاهرة: مكتبة النهضة المصرية، 1954.
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