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Œuvres choisies

Lampe de mosquée au nom du Sultan Hassan

Lampe de mosquée au nom du Sultan Hassan
© Musée des Antiquités de la BA / C. Gerigk


vitrine 30

Lampe de mosquée au nom du Sultan Hassan

Catégorie :
Meubles et mobilier, moyens d’éclairage et de chauffage, lampes de mosquée
Date :
Époque islamique, Époque Mamelouke (1252-1517)
Lieu de découverte :
Haute Egypte, Le Caire (Mosquée du Sultan Hassan)
Matière(s) :
Matière fabriquée, verre
Hauteur :
38 cm
Salle :
Antiquités islamiques, vitrine 30


 Description

Lampe de mosquée, datant de l’époque mamelouke et couverte de versets calligraphiés du Coran : « Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe » (sourate An-Nur (La lumière), partie du verset 35). Elle porte également des bandes d’inscription en écriture naskhi ainsi que la titulature du sultan Hassan qui a régné sur l’Egypte à deux reprises : entre 748 et 752 de l’Hégire (1347-1351 apr. J.-C.), puis entre 755 et 762 de l’Hégire (1354-1361 apr. J.-C.).

 Les lampes de mosquée

La lampe de mosquée est l’un des moyens d’éclairage inventés par les musulmans. Il s’agit d’un luminaire ou d’un lustre abritant une source lumineuse (lampe) ; et ce pour envelopper sa flamme et répartir sa lumière dans les lieux. La lampe, où l’on versait de l’huile parfumée, était fixée au sein de la lampe de mosquée au moyen de fils attachés à ses bords. Quant au corps de la lampe de mosquée, celui-ci était en verre. Chaque lampe de mosquée était munie de trois à six anses, placées tout autour du corps, servant à la suspendre à des chaînettes en cuivre jaune ou en argent qui se réunissaient en haut grâce à une boule ovale, généralement en verre, en céramique ou en bois, appelée poids et servait à maintenir l’équilibre de la lampe de mosquée.

La lampe de mosquée ressemble en général à un vase de fleurs. Elle est composée d’une panse qui se rétrécit progressivement dans la partie inférieure vers la base et dans la partie supérieure vers le col qui a la forme d’un large entonnoir. Elle est décorée d’émaux et de dorures. Ces dernières sont appliquées durant la dernière phase de décoration après l’application de l’émail. Les écritures calligraphiques arabes occupaient une place prépondérante dans la décoration de la lampe de mosquée qui portait différents types d’ornements. Ces écritures se divisaient en deux catégories : des écritures à caractère religieux, qui comportaient certains versets coraniques, et celles à caractère commémoratif et historique, qui comportaient des faits historiques et sociaux. Ces décorations étaient réalisées en écriture naskhi sur un fond à motifs végétaux.


Ces informations sont sujettes à modification ou mise à jour en réponse aux exigences de la recherche continue.

Bibliographie
  • حسن الباشا. موسوعة العمارة والآثار والفنون الإسلامية. بيروت: أوراق شرقية، 1999.
  • سعاد ماهر محمد. الفنون الإسلامية. القاهرة: الهيئة المصرية العامة للكتاب، 1987.
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