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Œuvres choisies

Moucharabieh

Moucharabieh
© Musée des antiquités de la BA / C. Gerigk


Antiquités islamiques

Moucharabieh

Catégorie :
Architecture, accessoires, moucharabiehs
Date :
Époque islamique (641-1517)
Lieu de découverte :
Haute Egypte, Le Caire (Maison d'Aicha Al-Beida)
Matière(s) :
Matière organique, bois
Longueur :
154 cm;
largeur :
121 cm
Salle :
Antiquités islamiques


 Description

Moucharabieh rectangulaire, datant de l’époque mamelouke, réalisé par la technique du tournage sur bois. Il est divisé en deux parties : la partie supérieure est ornée d’un motif de deux gazelles affrontées que l’artisan a mises en relief en assombrissant le fond. Quant à la partie inférieure, celle-ci est divisée verticalement en trois sections, dont les deux latérales sont identiques en termes de surface et d’ornement. Le centre de la section centrale, la plus large, est occupé par des motifs géométriques, d’où pend une forme semblable à une lampe de mosquée, et qui sont de couleurs différentes du reste du moucharabieh. L’ensemble de la composition est entouré d’un cadre en bois. 

Cette pièce témoigne de l’habileté de l’artisan musulman qui a réussi à marier les techniques de tournage et d’emboîtement, et le style de coloration. De même, il est parvenu à superposer des motifs animaliers et géométriques dans une même pièce.

 Le moucharabieh

Le moucharabieh, dont l’usage s’est largement répandu au cours de l’époque abbasside, en Iraq, au Levant et en Egypte, était souvent présent dans les palais et les édifices, et a atteint son apogée à l’époque ottomane. En Egypte, le moucharabieh était désigné par différents noms, dont michraba qui est une cruche d’eau. Son nom pouvait également être dérivé de mocharrab, le bois utilisé dans sa fabrication qui se distingue par sa dureté et sa résistance thermique. On l’appelait parfois machrafiya car il permettait aux habitants de la maison d’observer la rue.

Les types de moucharabiehs

Il existe différents types de moucharabiehs, certains sont fermés et d’autres ouverts. Le moucharabieh ouvert constituait une sorte d’oriel donnant sur la rue ou la cour, dont le grillage en bois s’ouvrait pour permettre au vent et à la lumière d’y pénétrer. Quant au moucharabieh fermé, son grillage était recouvert de vitraux munis de fenêtres s’ouvrant verticalement.

L’importance des moucharabiehs

Le respect de la privauté constitue l’une des caractéristiques les plus importantes de l’architecture islamique, dont l’un des éléments est le moucharabieh. Il permet aux personnes situées à l’intérieur de la maison d’observer la rue sans être vues ni par les passants ni par les voisins d’en face. Les motifs et les ornements du grillage en bois entravent la vue aux personnes qui se tiennent à distance. En outre, les vitraux colorés rendent la vision encore moins nette pour les passants. Ces avantages ont permis aux femmes d’observer la rue, tout en les dérobant aux regards. Par ailleurs, le moucharabieh apporte de l’ombre à l’intérieur des maisons sans avoir à fermer les fenêtres, permettant ainsi de ventiler les chambres et d’atténuer la chaleur de l’été.

L’art des moucharabiehs est un art économique car la technique du tournage elle-même repose sur l’emploi de petites pièces en bois. Le moucharabieh est riche de motifs végétaux et géométriques ainsi qu’animaliers ou aviaires, outre les motifs calligraphiques tels que le nom d’Allah ou la basmala (Au nom de Dieu clément et miséricordieux).


Ces informations sont sujettes à modification ou mise à jour en réponse aux exigences de la recherche continue.

Bibliographie
  • يحيي الوزيري. موسوعة عناصر العمارة الإسلامية. القاهرة: مكتبة مدبولي، 1999.
  • المشربيات والزجاج المعشق في العالم الإسلامي/ إعداد نزية طالب معروف؛ تقديم أكمل الدين إحسان أوغلي. إستانبول: مركز الأبحاث للتاريخ والفنون والثقافة الإسلامية، 2002.

 

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