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Œuvres choisies

Tissu en soie aux motifs floraux

Tissu en soie aux motifs floraux
© Musée des Antiquités de la BA / M. Mounir


vitrine 28

Tissu de soie à motifs végétaux

Catégorie :
Textile, robes
Date :
Époque ottomane, VIIIe siècle de l'hégire (XVe siècle ap. J.-C.)
Lieu de découverte :
inconnu
Matière(s) :
Matière organique, fibre (de plantes et animaux), soie
Longueur :
127 cm;
largeur :
27 cm
Salle :
Antiquités islamiques, vitrine 28


 Description

Fragment de tissu ottoman, orné de trois rangées d’unités décoratives répétitives, exécutées en rouge sur fond jaune doré. Chaque unité est composée d’un ensemble de motifs végétaux en forme de grandes feuilles dentées, encadrant des fleurs ovales sur les deux bords et des tulipes au centre. Les fleurs sont entourées de motifs de plantes et de fleurettes. Le fragment de tissu se termine au sommet par une ouverture circulaire, laissant supposer qu’il faisait partie d’une robe.

 Le textile

Les musulmans ont poursuivi la fabrication de textiles. La Kaaba était, en effet, recouverte avant et après l’avènement de l’Islam. Au début de l’ère islamique, les textiles étaient fabriqués selon les techniques et les styles en vigueur à l’époque. Les inscriptions brodées en constituaient le style d’ornement principal. Elles représentaient le nom du calife accompagné d’une prière pour lui, le nom de la cité où le textile a été fabriqué et la date de sa fabrication, le nom du vizir et, parfois, le nom du fabricant. Les musulmans appelaient les ateliers de confection de ces riches étoffes brodées Dâr al-tirâz. Ceux-ci pouvaient être privés ou publics. Les centres de production des textiles de luxe, quant à eux, se situaient en Iraq et à Fostat en Egypte.

A l’époque abbasside, les textiles à motifs tissés multicolores étaient fabriqués à partir de la laine et du lin. Aux pays du Levant, l’intérêt était porté aux textiles de soie, pour lesquels un style d’ornement à motifs imprimés a été inventé. Ces motifs étaient dessinés avec des crayons simples de différentes couleurs et brodés d’or.

Les textiles islamiques, dont des fragments sont encore conservés parmi les trésors des musées du monde, ont acquis une renommée universelle durant le Moyen Age.

Tout au long de l’histoire de l’Egypte, la fabrication et l’exportation de textiles étaient placées sous la haute surveillance de l’Etat et constituaient un secteur majeur de l’économie du pays. Les procédés et les techniques de l’industrie textile, ainsi que les matières employées, ont largement évolué depuis l’époque pharaonique jusqu’à l’ère islamique. Les cités ont commencé à se spécialiser dans la production d’une variété de textiles et l’Egypte a acquis une solide réputation en la matière. Sous l’empire ottoman, le commerce des textiles a connu un grand essor, notamment durant les XVe et XVIe siècles. Les textiles ottomans ont ainsi joui d’une excellente renommée et étaient importés par la plupart des royaumes européens pour la confection des habits sacerdotaux. Beaucoup des tissus qui nous sont parvenus étaient utilisés à l’origine dans les cimetières pour couvrir les tombes. De même, les étoffes et les vêtements du défunt étaient conservés dans un endroit spécial. Les ornements textiles se constituaient de motifs végétaux, animaliers, géométriques et abstraits, ainsi que de calligraphies arabes. L’empire ottoman a fabriqué une grande variété de soieries, tels que le brocart, le damas, le velours et le satin, outre l’alaga, étoffe mélangée de coton et de soie.

La soie

La soie était une matière première importante pour la fabrication de textiles en Egypte islamique, occupant la troisième place après le lin et la laine. L’Egypte a connu le tissage de soieries depuis l’époque ptolémaïque. La soie brute provenait de l’Inde et de la Chine, avant d’être produite localement en Egypte, à partir du VIe siècle de notre ère. La soierie était cependant soumise à des contraintes, vu que le port de la soie était interdit aux hommes. Le tissage de soie a pourtant connu un grand essor à l’aube de l’Islam. Au temps des Fatimides, Alexandrie est devenue l’un des centres de production de soie les plus importants. De même, les villes de Tinnis, Damiette et Abwan étaient également connues pour cette industrie. Après sa fondation, le Caire, où le vizir fatimide Yaqub Ibn Killis a installé un atelier de tissage de soie, a été témoin de l’épanouissement de l’industrie de la soie.


Ces informations sont sujettes à modification ou mise à jour en réponse aux exigences de la recherche continue.

Bibliographie
  • حسن الباشا. موسوعة العمارة والآثار والفنون الإسلامية. بيروت: أوراق شرقية، 1999.
  • سعاد ماهر محمد. الفنون الإسلامية. القاهرة: الهيئة المصرية العامة للكتاب، 1987.
  • سعاد ماهر محمد. النسيج الإسلامي. القاهرة : الجهاز المركزي للكتب الجامعية والمدرسية والوسائل التعليمية، 1977.
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