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Œuvres choisies

Astrolabe

Astrolabe
© Musée des antiquités de la BA / C. Gerigk


vitrine 29

Astrolabe

Catégorie :
Instruments de mesure, astronomie / directions, astrolabes
Date :
Époque ottomane (1517-1922)
Lieu de découverte :
inconnu
Matière(s) :
Matière non organique, métal, cuivre
Longueur :
19 cm;
largeur :
16 cm
Salle :
Antiquités islamiques, vitrine 29


 Description

Astrolabe en cuivre, datant de l’époque ottomane, formé d’un corps circulaire qui se termine en haut par un sommet pointu (le trône), muni d’un anneau de suspension (l’anse). Le corps est composé de parties égales, alors que la bordure comporte des nombres relatifs à l’astronomie et aux étoiles. L’astrolabe, mot d’origine grecque, signifie littéralement « preneur d’étoiles » ou « miroir des étoiles ». Pratiquement, il s’agit d’un instrument d’astronomie, utilisé pour mesurer les angles et déterminer la forme, le volume, la hauteur et la trajectoire des astres. De même, il sert à calculer avec précision les mouvements célestes.

  La face supérieure de l’astrolabe porte une forme géométrique circulaire en cuivre, dont le centre est occupé par un cercle central muni d’une aiguille métallique. Sur cette face figurent en relief les signes et constellations du zodiaque, réalisés au repoussé, l’une des techniques pratiquées dans l’ornement des objets en métal.

 

 Les origines de l’astrolabe

Il est difficile de dater précisément l’invention de l’astrolabe ni de l’attribuer à un inventeur en particulier. Il a été mentionné, pour la première fois, à l’Ecole d’Alexandrie par Aristarque de Samos, à qui on attribue l’utilisation d’un instrument d’observation du ciel, suivi d’Hipparque, considéré par certains comme l’astronome le plus éminent du monde antique.

Les usages de l’astrolabe

Servant à résoudre maints problèmes astronomiques, l’astrolabe jouait un rôle important dans le guidage des navires militaires et commerciaux. Il a été également utilisé pour calculer avec précision l’heure du jour ou de la nuit, outre son utilisation par les musulmans pour déterminer les heures de prière et la direction de la qibla ainsi que pour prévoir les éclipses solaires et lunaires.

Le rôle des musulmans dans le développement de l’astrolabe

Les sciences ont connu de grandes avancées à l’ère islamique, notamment l’astronomie. Les savants musulmans ont veillé au développement de l’astrolabe. Parmi ceux-ci figure Muhammad Ibn Ibrahim Al-Fazari, qui est l’auteur du premier ouvrage sur l’astrolabe, sa construction et ses usages, et à qui on attribue la construction du premier astrolabe de l’Islam au IIe siècle de l’Hégire/VIIIe siècle de notre ère.

Au XIe siècle de notre ère, Abu Ishaq Ibrahim, alias Al-Zarqali, a mis au point un astrolabe de précision, appelé la azafea (planche), sur lequel il a écrit un traité intitulé Traité de la azafea. Utilisé par les musulmans, cet instrument a été également utilisé, au début de la Renaissance européenne, par les Européens qui ont acquis le savoir des musulmans à travers l’Andalousie, au début du XIIe siècle de notre ère. Ahmed Ibn Al-Sarraj a ensuite construit un astrolabe développé qui a réuni les avantages de tous les astrolabes de ses prédécesseurs. Il n’en existe qu’un seul, qui date de l’an 1328 apr. J.-C., et qui est actuellement conservé au Musée Benaki à Athènes, en Grèce. De même, Sharaf Al-Din Al-Muzaffar Ibn Muḥammad Al-Ṭusi a inventé l’astrolabe linéaire qui était tout simplement un instrument d’observation tridimensionnelle et non pas bidimensionnelle. 

Abu Al-Hassan Alaa Al-Din, alias Ibn Al-Shatîr, a inventé, au XIVe siècle de notre ère, un instrument pour déterminer les heures des cinq prières quotidiennes, appelé Al-Basseet, qu’il a placé dans un des minarets de la mosquée des Omeyyades à Damas où il était muwaqqit (grand horloger). Il a également ajusté les cadrans solaires de l’époque qui sont restés en usage pour plusieurs siècles au Levant et en Egypte. Ibn Al-Shatîr nous a légué un grand nombre d’écrits, dont la plupart sont dans les domaines de l’astronomie et des mathématiques. Parmi ceux-ci figurent un traité sur la construction des astrolabes, un manuel sur leur fonctionnement et un autre traité sur les origines de la science des astrolabes.

L’astrolabe n’a pas été effectivement construit en Europe qu’à partir du début de XVIe siècle de notre ère et son usage ne s’est pas répandu dans l’empire ottoman qu’à partir du début du XXe siècle.


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Bibliographie
  • العمل بالإسطرلاب، عبد الرحمن بن عمر الصوفي، CD Rom. 
  • حسن الباشا، موسوعة العمارة والآثار والفنون الإسلامية. بيروت: أوراق شرقية، 1999.

 

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