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Antiquités submergées

Statue d’une reine ptolémaïque
© Musée des antiquités de la BA / C. Gerigk Christoph Gerigk

Présentation du departement

La section des « Trésors Engloutis » présente quelques-uns des éléments archéologiques repêchés du Port Est d’Alexandrie et de la baie d’Aboukir, emplacement même du Grand Port d’Alexandrie ainsi que des anciennes cités Thônis-Héracléion et Canope-Est. Autres que les amphores, les pièces de monnaie et les objets de parure précieux, la collection compte des sculptures et des restes de statues faisant allusion à l’influence étrangère sur l’art de l’Egypte ancienne, telle la statue de basalte noire de perfection sans pareille appartenant probablement à Arsinoé II, l’une des reines ptolémaïques.
Ces pièces ont vu le jour grâce aux efforts déployés par l’équipe de Franck Goddio ayant travaillé en coopération avec le Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes. Président de l’Institut Européen d’Archéologie Sous-Marine, Franck Goddio a entrepris les fouilles subaquatiques à la ville d’Alexandrie dès 1992.

A la Découverte de la Cité Engloutie

L’ambition de découvrir les antiquités submergées remonte au début du XXe siècle. En 1910, l’ingénieur français Jondet était chargé des travaux d’élargissement du Port Ouest d’Alexandrie, où il a repéré à l’Ouest de l’île de Pharos des constructions sous-marines ressemblant à des quais. Quant au premier site sous-marin exploré en Egypte, il est situé à la Baie d’Aboukir à l’Est de la ville d’Alexandrie ; et a été par hasard découvert en 1933 par un aviateur de l’armée britannique. Ce dernier en a informé le Prince Omar Toussoun, membre du Conseil d’administration de l’Association Royale d’Archéologie en ce moment. Connu par sa passion pour l’archéologie, Prince Omar a donné l’ordre de financer les fouilles ayant réussi par la suite à repêcher une tête en marbre d’Alexandre le Grand – actuellement exposée au Musée Gréco-Romain d’Alexandrie.

Dans les années 1960, Kamal Aboul Saadat, plongeur et archéologue amateur alexandrin, a établi deux plans des fonds sous-marins : un pour le Port Est et l’autre pour la baie d’Aboukir. Il a également participé avec les forces marines au repêchage de quelques-unes des trouvailles découvertes au site du Phare en avril et novembre 1962. Les tentatives ont été couronnées par la grande opération des années 1980, quand la marine française, en coopération avec le Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes, est parvenue à étudier le site archéologique de la flotte de Bonaparte ; à en retirer quelques vestiges ; et à localiser l’emplacement du navire « Patriote ».

Dès le début des années 1990, les missions étrangères intéressées par les antiquités englouties se sont affluées et ont mené les recherches et les fouilles sous-marines. Le site du Fort Qaitbay est considéré comme l’un des sites archéologiques les plus importants, dont la superficie s’étend sur 22 500 m2 et renferme plus de 3 000 éléments architecturaux.

En 1992, la première exploration exhaustive du patrimoine archéologique a été dirigée par l’Institut Européen d’Archéologie Sous-Marine au Port Est, grâce à laquelle a été établi un plan topographique précis pour les fonds sous-marins du Port Est. Les travaux de prospection et les fouilles ont également confirmé la présence de nombreux ports submergés à l’emplacement du Port Est de la ville d’Alexandrie.

En 2000, une collection importante des trésors engloutis d’Egypte a été repêchée par le navigateur et l’archéologue sous-marin français de renom Franck Goddio aussi bien du site d’Héracléion que celui de Canope-Est – partiellement dépisté par le Prince Omar Toussoun en 1934 et redécouvert bien après par l’Institut Européen d’Archéologie Sous-Marine.

En 1966, Aboul Saadat a localisé l’endroit de sept navires ayant appartenu à la flotte française de Napoléon Ier reposée au fond de la baie d’Aboukir, et ce à proximité de l’île Neslon. Présidée par Jacques Dumas, la mission française « Bonaparte » a rejoint Aboul Saadat en 1938 ; et en collaboration avec les deux marines française et égyptienne, elle est parvenue à renflouer une grande partie des épaves de la flotte.

Les Trésors Engloutis d’Egypte à travers le Monde

Le Ministre de la Culture Farouk Hosni a approuvé l’exposition de ces trouvailles de valeur inestimable reflétant l’âme et l’esprit des Anciens Egyptiens dans nombre de villes européennes, et ce dans le but d’offrir au monde entier l’opportunité de prendre connaissance du côté aussi bien légendaire qu’historique de la civilisation de l’Egypte ancienne.

L’exposition faisant le tour des grandes villes de l’Europe présente 489 objets exceptionnels provenant du Musée des Antiquités de la Bibliotheca Alexandrina, du Musée National d’Alexandrie, du Musée Gréco-Romain, des entrepôts des pièces archéologiques repêchées et du Laboratoire de Restauration d’Alexandrie. 

 

L'exposition a été accueillie par les villes suivantes:
 

Ville

Pays

Lieu

Dates 

Berlin Allemagne Martin-Gropius Bau 13 mai 2006 4 septembre 2006
Paris France Grand Palais 9 décembre 2006 16 mars 2007
Bonn Allemagne Centre d’Art et d’Expositions de la République fédérale d’Allemagne 5 avril 2007 27 janvier 2008
Madrid Espagne Matadero De Legazpe 16 avril 2008 31 décembre 2008
Turin Italie La Venaria Reale 7 février 2009 3 juin 2009
Yokohama Japon Pacifico Yokohama 27 juin 2009 23 septembre 2009
Philadelphia Etats-Unis The Franklin Institute Juin 2010 Janvier 2011
Cincinnati Etats-Unis Cincinnati Museum Center Février 2011 Septembre 2011
Milwaukee Etats-Unis Public Museum Décembre 2011 Avril 2012
Los Angeles Etats-Unis California Science Center Mai 2012 Décembre 2012


Pour plus d'informations, consultez le site officiel de l'exposition "Trésors Engloutis d'Egypte".

 

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