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Œuvres choisies

Masque d’une femme

Masque d’une femme
© Musée des Antiquités de la BA / M. Aly et R. Ali

autre(s) angle(s)

vitrine 17

Masque d’une femme

Catégorie :
Masques, masques funéraires
Date :
Époque gréco-romaine, règne de Claude (41–54 apr. J.-C.)
Lieu de découverte :
inconnu
Matière(s) :
Matière fabriquée, platre
Hauteur :
20,5 cm
Salle :
Antiquités gréco-romaines, vitrine 17


Description

Masque en plâtre coloré d’une femme dans la vingtaine, au visage rebondi et au cou charnu. La bouche est à l’égyptienne, les oreilles sont relativement grandes avec des boucles d’oreilles en forme de bague avec trois perles, et la tête est ornée d’une couronne de fleurs.  

Coiffures

Les coiffures se variaient d’une époque à l’autre ; ce qui constitue un élément efficace pour la datation de ces masques. En ce qui concerne les plus anciens masques de l’époque de Claude, les cheveux étaient coiffés sous forme de boucles en spirale en bordure du front, alors que trois autres boucles tombaient des deux côtés de la nuque (dont des parties sont manquantes dans le modèle illustré). Quant à l’arrière de la tête, les cheveux étaient enroulés en un seul chignon.

Technique de la conception des yeux

Il y avait quatre techniques pour concevoir les yeux, la plus ancienne remontant au Ier siècle apr. J.-C. consiste à dessiner les yeux comme illustré dans la présente figure. En adoptant la deuxième technique, l’iris de l’œil est dessiné sur une base en plâtre, puis recouvert d’une fine couche de verre, alors que les paupières et les cils sont peints en noir. Cette technique était utilisée depuis l’époque d’Hadrien (117–138 apr. J.-C.) et demeurait en usage jusqu’au début du IIIe siècle. En ce qui concerne la troisième technique, les yeux sont faits en verre blanc opaque, ou probablement en calcaire cristallin, alors que l’iris est en verre noir, les paupières sont en verre blanc ou bleu et les cils sont souvent peints. Il convient de souligner que la troisième technique a été concomitante à la deuxième. Quant à la quatrième technique, il ne s’agit pas d’incruster l’œil, mais de délimiter la pupille à travers une tache compacte. Cette technique a fait apparence au IIIe siècle. 

 


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Bibliographie
  • Giuseppe Botti, Catalogue des monuments exposés au Musée Gréco-Romain d’Alexandrie (Alexandria: Imprimerie Générale A. Mourès, 1901): 136, no. 2359.
  • Günther Grimm, Die Römischen Mumienmasken aus Ägypten (Wiesbaden: Franz Steiner Verlag, 1974).
  • Fekri Hassan et al., eds., Alexandria Graeco-Roman Museum: A Thematic Guide (Cairo: National Center for Documentation of Cultural and Natural Heritage; The Supreme Council of Antiquities, 2002): 187.
  • Mary McCrimmon, “Graeco-Egyptian Masks and Portraits in the Royal Ontario Museum”, American Journal of Archaeology 49, no. 1 (1945): 52-61.
  • W. M. Flinders Petrie, Roman Portraits and Memphis (IV), Publications of the Egyptian Research Account. British School of Archaeology in Egypt 20 (London: School of Archaeology in Egypt. University College, 1911).
  • عزيزة سعيد محمود، الأقنعة الجصية الملونة من مصر الرومانية، سلسلة الدراسات بالمتحف اليوناني الروماني‎ (القاهرة: مطابع الهيئة المصرية العامة للكتاب، 1981): 12-22، 25.
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