عربي English
Œuvres choisies

Masque d’une momie

Masque d’une momie
© Musée des Antiquités de la BA / C. Gerigk

Où trouver?


vitrine 17

Masque d’une momie

Catégorie :
Masques, masques funéraires, masques de momies
Date :
Époque gréco-romaine, époque romaine (31 av. J.-C.- 395 apr. J.-C.)
Lieu de découverte :
Haute Egypte, Minia
Matière(s) :
Matière fabriquée, platre
Hauteur :
14 cm
Salle :
Antiquités gréco-romaines, vitrine 17


Description

Masque funéraire en plâtre, datant de l’époque romaine, qui reproduit les traits du visage du défunt. Les Romains avaient coutume de conserver ces masques à la maison pour commémorer leurs morts. Installés en Egypte, ils ont adopté l’idée de les utiliser pour couvrir le visage du défunt après sa momification. Il est à noter que le masque est à l’effigie d’une personne à peine quadragénaire, ce qui a porté les archéologues à penser que les masques étaient produits du vivant de la personne et non pas après sa mort.

Les masques en plâtre

Ces masques funéraires ou mortuaires ont commencé à être mis au jour à partir de la fin du XVIIIe siècle. Pourtant, c’est au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle qu’ils ont été découverts en quantité abondante, à Alexandrie et ses banlieues, au Delta du Nil ainsi qu’en Haute et Moyenne-Egypte.

Le peu d’études effectuées en la matière a montré que les masques mortuaires étaient liés aux croyances et coutumes funéraires égyptiennes, notamment à l’époque ptolémaïque. Quant à celle romaine, ces masques se sont radicalement développés en termes de technique. Ils ne sont pas restés fidèles au style pharaonique, mais ont commencé à reproduire les traits du visage du défunt en détail. Ils sont devenus ainsi une sorte de portrait respectant, dans ses grandes lignes, les canons de l’art romain.

D’un aspect spirituel particulier, le culte d’Isis s’est répandu parmi les Romains, qui avaient acquis la conviction que la mort n’était qu’un passage du monde des vivants à l’au-delà où le défunt jouirait de l’immortalité. Pour eux, on n’accédait pas à la vie éternelle, dans le ciel, en joignant le royaume d’Osiris, mais, sur terre, en honorant les vertus du défunt par les générations successives, d’où l’importance de ces masques qui étaient placés dans les atriums et les cours des maisons de la famille du défunt. 

Les masques étaient fabriqués à partir de divers matériaux locaux selon la région, tels que le plâtre, la toile et le bois. Quant à la collection d’Alexandrie, elle était toute fabriquée en plâtre, ainsi que la plupart de ceux découverts en Egypte en général.

Les masques étaient fabriqués par moulage et achevés par un modelage manuel de l’intérieur. Le reste des détails était artisanalement réalisé et ajouté au masque, tels les yeux et les oreilles. Ces derniers étaient réalisés par divers procédés, dont le plus ancien était les yeux dessinés qui remonte au Ier siècle de notre ère et qui a perduré jusqu’au IIIe siècle, même avec l’apparition de la technique des yeux incrustés. Les masques étaient ensuite couverts d’une couche de stuc avant de procéder à la réalisation de la chevelure qui variait d’une époque à l’autre ; elle est ensuite collée à la tête en plâtre.


Ces informations sont sujettes à modification ou mise à jour en réponse aux exigences de la recherche continue.

Bibliographie
  • عزيزة سعيد محمود، الأقنعة الجصية الملونة من مصر الرومانية، الدراسات بالمتحف اليوناني الروماني‎ (القاهرة: الهيئة المصرية العامة للكتاب، 1981).
Découvrez les collections du Musée